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Les
anciens billets du Blog -
archive 3
18/10/2007
P.H .
Apport
d'un caisson de grave
Mes récentes recherches
pour optimiser l'emplacement
des enceintes et de l'auditeur,
dans ma pièce d'écoute,
m'amènent à
relativiser l'importance des
performances des caissons
de grave.
Certes, ils ont un (ou plusieurs)
HP de grand diamètre,
certes leur moteur est plus
puissant que sur les enceintes
principales, et ils reproduisent
intrinsèquement mieux
les basses. Mais est-ce vraiment
la clé de leur apport
subjectif ? Je crois plutôt
que c'est simplement le fait
qu'on puisse les placer à
un endroit optimisé
pour la reproduction des graves.
Je m'explique. Plus important
que la bande passante des
enceintes, c'est le couplage
enceintes-pièce-auditeur
qui déterminera la
reproduction des graves. Et
ce couplage dépend
d'abord de l'emplacement des
unes et des autres, à
cause des fameuses ondes stationnaires.
Celles-ci produisent à
certaines fréquences
des zones de forte intensité
sonore et des zones d'intensité
nulle qui se répartissent
dans la pièce. Si on
place les enceintes ou l'auditeur
dans ces dernières,
les enceintes auront beau
"sortir" la fréquence
recherchée à
-0 dB, on ne l'entendra pas.
La fréquence revient
miraculeusement si on déplace
l'une ET l'autre.
Or ces emplacements déterminent
aussi d'autres aspects du
rendu acoustique, en particulier
l'image 3D de la scène
sonore. Un bon rendu de certaines
fréquences est souvent
incompatible, avec les mêmes
enceintes, d'une bonne image,
ou d'un beau filé des
aigus etc... Les caissons
de graves offrent donc cette
souplesse de pouvoir être
placés différemment
des enceintes principales,
à un endroit où
ils se coupleront bien avec
les ondes stationnaires de
la pièce, sans remettre
en cause l'impression 3D.
Leurs qualités propres
ne sont à considérer
qu'en second. La preuve a
contrario en est que si l'auditeur
est mal placé, à
un "nœud" de
pression, même le meilleur
caisson semblera muet à
ces fréquences !
14/10/2007
A.A
L'âme
éternelle de la musique
Imaginez
un orchestre qui décide
de se consacrer un temps à
un seul répertoire.
Le temps qu'il faut pour bien
s'en imprégner. Imaginez
que cet orchestre s'entoure
chaque fois des musiciens
les plus appropriés,
réunis autour d'un
noyau dur de chefs de pupitres.
Imaginez que ces musiciens
hyper motivés reçoivent
les partitions et moultes
indications sur l'esprit de
l'interprétation bien
avant la première répétition.
Imaginez que les répétitions
soient nombreuses et permettent
d'essayer et de choisir les
meilleures combinaisons de
musiciens. Imaginez que les
chefs de pupitre aguérris
pilotent un temps les nouveaux
arrivants. Imaginez que tous
travaillent profondément
et sans aucun stress... Ah!
voilà qui serait idéal.
Utopie? Et bien c'est pourtant
comme cela que fonctionne
l'orchestre créé
par Jos Van Immerseel, le
"Anima Eterna Symphony
Orchestra". Et cela s'entend:
Schubert: Symphonie n°9
la "Grande"... anima
en latin c'est l'âme
mais aussi le souffle de vie.
04/10/2007
A.A
A quoi
ça sert un chef d'orchestre?
Il arrive qu'on se dise que
les musiciens aguerris pourraient
fort bien s'en passer. Et
pourtant... voici une anecdote
édifiante qui remonte
à septembre 1959, au
Concours de chefs d'orchestre
du Festival de Besançon:"
... une des épreuves
consistait alors à
diriger une oeuvre nouvelle
remise aux candidats quelques
minutes avant de pénétrer
sur le plateau. Cette année
là, c'est le président
du jury qui avait commis cette
brève partition: Eugène
Bigot, chef débonnaire
et compositeur inoffensif.
Et, suivant la tradition,
l'auteur dirigeait son oeuvre
avant de passer la baguette
aux jeunes postulants. Je
garde le souvenir de quelques
mesures insidides, sans caractère,
sans cohérence. Puis
Mr..x pénétra
sur le plateau, leva la baguette
et, avec une époustouflante
énergie, poussa les
pauvres musiciens d'orchestre
dans leurs retranchements.
Ce fut miraculeux: les notes
alignées par Eugène
Bigot devenaient de la musique!
Le public fasciné applaudit
à tout rompre. Et je
revois les membres du jury,
installés sur la scène
côté cour, qui
éclatèrent de
rire en guettant, du coin
de l'oeil, la réaction
de l'auteur. Quelques minutes
plus tard, Ozawaobtenait le
premier prix." (extrait
d'une chronique de l'excellent
Claude Samuel parue en déc.2001
dans Diapason) Autre exemple,
Igor Stravinsky a dirigé
lui-même à plusieurs
reprises ses propres oeuvres...
mais les mêmes oeuvres
dirigées par Pierre
Monteux ou par Boulez, c'est
vraiment autre chose! Encore
un exemple... réécoutez
donc les fabuleuses répétitions
du BBC Orchestra avec Arturo
Toscanini au pupitre...
A chacun son métier.
(ici 3è mvt du Cto
pour violoncelle et orch.
de Dvorak, dirigé par
Seiji Osawa, Rostropovitch
au violoncelle)
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